Du 6 au 8 février, ce sont les Journées mondiales sans téléphone portable. J’aimerais vraiment pouvoir te dire que je ne l’utiliserai pas, mais je ne suis pas une menteuse. Hihihi! Comment veux-tu que je me réveille ce matin ? Comment veux-tu que je me rappelle mes rendez-vous ? Comment veux-tu que je me rende à Rosemère sans mon GPS ? Et oui, je suis rendue dépendante de ce petit objet indispensable, mais ratoureux. Il me permet de prendre des photos de chaque petit moment précieux, mais aussi de travailler où bon me semble… Donc, je pense qu’encore une fois, c’est pas noir ou blanc, tout est dans l’équilibre.

J’ai par contre, depuis déjà quelques mois, modifié mes habitudes d’utilisation de mon appareil suite à ce que mon garçon m’a dit : «Maman, tu aimes plus ton cellulaire que moi!». Ça fait mal. Ben mal. Je sais qu’au fond de lui, il voulait seulement me dire de l’écouter attentivement, et je n’ai pas voulu prendre ça à la légère. Mon garçon étant beaucoup plus important à mes yeux que mon iPhone tsé… #believeitornot

Premièrement, j’ai coupé la sonnerie et les notifications. Plutôt que de devenir esclave de «ding», j’ai décidé de bloquer des plages horaires dans mes journées où je réponds à mes messages et retourne mes appels. J’utilise maintenant mon téléphone à mon avantage c’est-à-dire quand j’ai le temps et quand j’en ai besoin. Il n’y a plus de petits ronds rouges qui me rappellent que 26 mamans attendent de mes nouvelles. Soyez sans crainte, je retourne toujours mes messages dans un délai plus que raisonnable, mais à l’extérieur de mon mommy time ou même mon wifey time, qui seront toujours ma priorité. Mais ça, je sais bien que vous le comprenez!

Deuxièmement, quand j’ai mon téléphone à portée de moi, j’ai la manie, le toc du «scroll-down» : Instagram, Facebook, Pinterest… J’ai donc pris la résolution, qu’une fois la journée terminée, je connecte mon téléphone dans ma chambre, loin de l’aire commune familiale. Ça peut paraître niaiseux, mais je pense que ça m’aide énormément à me défaire de cette fâcheuse habitude…

Troisièmement, j’ai aussi décidé d’être authentique. J’ai expliqué à mon grand garçon de 8 ans que mon travail que j’adore est d’aider des mamans qui manquent de sommeil. Qu’un simple message peut changer leur prochaine nuit ou la prochaine sieste. Que c’était aussi ce merveilleux travail qui me permettait de partir à Disney avec lui en plein mois de janvier ou de prendre mes journées off avec lui lorsqu’il est en pédago. Qu’il y avait une partie importante de mon travail qui passait par l’utilisation de ce petit appareil. Nous avons donc conclu un accord que, lorsque je suis en train de travailler, je lui demande de m’accorder quelques instants pour terminer ma tâche et ensuite être complètement attentive à ses propos farfelus, aimants, qui n’ont souvent pas rapport, mais que je ne veux plus manquer.

Donc, ne soyons pas extrémistes au point de ne plus utiliser nos téléphones, mais je pense qu’il est important de sortir des jeux de société une fois de temps en temps et de se rappeler qu’on s’aime avec des vrais mots plutôt que des textos…