As-tu déjà entendu une mère dire ça : «Moi quand il se blesse ou a besoin d’aide, je le laisse s’arranger tout seul. Je lui apprends à la dure.» Je ne pense pas, non! Une maman ça réagit aux pleurs, toujours. Nous sommes programmées pour ça!

Mais as-tu déjà entendu ça : «Il allait traverser la rue sans regarder, une voiture s’en venait à pleine vitesse, je n’ai pas osé crier parce que je ne crie pas après mes enfants».

Si tu as déjà entendu ça, appelle à l’aide parce que cette maman n’a clairement pas bien assimilé son rôle de mom et les responsabilités qui viennent avec hihi! Souviens-toi qu’être parents, ce n’est pas toujours faire ce que l’on veut faire, mais ce qu’on doit faire… Les enfants les mieux encadrés, de façon bienveillante j’entends, sont souvent ceux qui ont le plus de facilité avec leurs habiletés sociales et scolaires, car l’encadrement amène un sentiment de sécurité. Je sais c’est encore un bébé, mais penses-y maintenant parce que la maternelle, c’est un peu comme demain #sorry #timeflies #thedanishway N’oublie jamais que le rôle d’une éducatrice et/ou enseignante n’est pas d’éduquer ton enfant. Le respect, le partage, la politesse… Ça commence et continue à la maison #apprendreparlexemple

Voici où je veux en venir : non, faire de la discipline bienveillante ou un entraînement au dodo, n’est pas un rêve de mom, mais si c’était nécessaire ? Si l’éducation des enfants, et notre degré de patience pour le faire de façon aimante et respectueuse, avait une corrélation non-négligeable avec les habitudes de sommeil, les siennes comme les tiennes ? Si, pour être au Top, tu avais besoin d’accompagner ton enfant vers des nuits paisibles ? Ce n’est pas OBLIGATOIRE, mais si toi, tu en avais besoin ?

Oublie les caprices avant l’âge de 18 mois. Non, il ne gagne pas si tu tombes dans le plan B. Non, il ne te manipule pas. Si ton enfant pleure, c’est qu’il a un besoin non-comblé et qu’il a besoin de toi. That’s it!

Non, on ne laisse pas pleurer les enfants. Quelle idée de laisser un être humain s’exprimer sans intervenir. On n’est pas obligé de les entraîner à mieux dormir non plus. C’est une question de choix. Et Bedaine Urbaine, on est ben dans le pro-choix! Tant et aussi longtemps que le choix est fait de façon éclairée, en toute confiance et qu’il répond à tes valeurs parentales.

Alors pourquoi on ne laisse pas pleurer son enfant ? Primo, on ne laisserait pas un adulte en détresse pleurer seul, dans sa chambre, dans le noir, en attendant qu’il s’endorme par lui-même, alors pourquoi on ferait ça avec nos enfants ? Ils ont besoin de se sentir en confiance, épaulés, supportés. Les bébés savent très bien dormir : dans tes bras, dans un porte-bébé, en mouvement, en présence de chaleur humaine… Mais dormir, seul, dans un lit, à l’horizontal, ce n’est pas facile. Ça s’apprend certes, mais doucement, gentiment, avec beaucoup de patience et de répétition. Pas du jour au lendemain parce que toi, tu as décidé que ça se passait ce soir #erreurquiarrivetropsouvent #méthodestropdrastiques #retouràlacasedépartaprès3jours

Deuxio, l’expression «laisser pleurer un enfant» c’est attendre, parfois plusieurs heures, qu’il s’éteigne par lui-même. Un peu comme si le soir, tu prends le breaker principal de ta boîte électrique plutôt que d’éteindre les lumières une à une. Ça se peut tu que ça magane ta boîte ? Ben, imagine que le cerveau de ton babe est cette boîte. Ceci dit, ici gros bémol. Rares sont celles qui éprouvent un sentiment de pouvoir et de jouissance perverse quant à laisser son bébé pleurer seul. C’est souvent celle qui est sur le point d’exploser, qui manque d’aide ou qui a voulu être trop forte, trop longtemps. C’est elle qui feel ben cheap d’en être arrivée là. Ce prochain paragraphe est pour toi!

Souviens-toi qu’un lien d’attachement se construit sur une vie. Ma mère me demande encore, à 33 ans, de la texter quand j’arrive à Chicoutimi, après le parc. C’est ça un lien d’attachement. Quand la majorité de tes actions sont aimantes, douces et adaptées, tu ne peux pas te tromper. Oublie les Internets et trust ton feeling! Idéalement, si ta seule solution est de le laisser pleurer jusqu’à épuisement, va chercher de l’aide. Parce que si c’est à répétition, ce n’est effectivement pas très bon, ni pour son lien d’attachement, ni pour son développement cérébral, ni pour ton moral. Laisser un enfant seul alors qu’il a un besoin à combler, c’est pas l’best mettons!

Mais si un soir, tu n’en peux plus, que tu n’as pas de ressources d’aide et que tu es inconsolable, mieux vaut le déposer et attendre de te calmer plutôt que de commettre l’irréparable. Si ça implique une quinzaine de minutes de pleurs pour te permettre de prendre une douche et de revenir plus forte, j’appelle ça être intelligente. Je répète, pas une maman rêve d’en arriver là, mais ça arrive aux meilleures d’entre nous. Anyway, si toi tu es en panique, tu ne pourras JAMAIS réconforter ton babe.

En passant, si toi tu juges les autres moms qui le font, je te dis F*** YOU! Comment oses-tu donner ton opinion, tes recommandations, juger d’autres moms sans même avoir marché dans leurs chaussures? #empathieplease Ça vaut aussi pour les réseaux sociaux! Tsé que tu n’es pas obligée de commenter tout ce que tu lis. Tu peux juste scroller down et passer à un autre post quand ça ne fait pas ton affaire. Quand ton commentaire n’est ni aidant, ni pertinent, ou encore, teinté de ta réalité, rappelle-toi l’adage suivant : « Le silence est d’or, la parole est d’argent ». Pis on le sait, que c’est aussi teinté d’un manque de sommeil ou de joie dans ta vie. Mais ce n’est pas vraiment notre problème, ça!

Entraînement au dodo ne rime pas avec « laisser pleurer »

L’entraînement au dodo a mauvaise réputation. La croyance que, pour faire un entraînement au dodo, il faut laisser pleurer son enfant est beaucoup trop répandue et c’est malheureusement ce qui freine les mamans. Alors je le dis, je le répète et je le répéterai tant et aussi longtemps que nécessaire : faire un entraînement au dodo ne rime pas avec laisser pleurer son enfant. Oui, il va pleurer, mais non tu ne le laisseras pas pleurer. Je m’explique. Une méthode d’entraînement au dodo sans aucun, zéro, niet, nada pleurs, ça n’existe pas. Pourquoi? Parce que ton enfant pleure pour communiquer. Pour lui, être déposé dans son lit est une expérience nouvelle et inconnue. C’est normal qu’il te le communique… par ses pleurs.

Encore récemment, on pouvait lire dans un article, écrit par une Docteure-Maman, qu’elle avait fait le choix de laisser pleurer, à contre-coeur, sa fille de 11 mois. Que malgré le fait qu’elle était triste de le faire, le cry-it-out, avait fonctionné après quelques jours. Et elle appuyait ses démarches avec des études prouvant que de laisser pleurer un enfant n’affectait, au final, pas grand chose. Si des études démontraient que de prendre de la drogue n’était au final pas si néfaste, commencerais-tu à en prendre ? DAMN MAMA! Arrête de lire plein d’études et fais ce que tu penses être bon pour ton babe. Je ne le dirai jamais assez, la prévention est toujours mieux quant à l’entraînement au dodo parce qu’après plusieurs mois, et je te feel big time, c’est certain que les méthodes plus douces ne sont pas assez efficaces et c’est là que tu te dis : «Il nous reste seulement à le laisser pleurer. Pas l’choix ».

L’erreur est là. On a toujours le choix. Le choix de s’éduquer et de prendre nos responsabilités en temps et en lieux. D’arrêter d’attendre que les miracles de sommeil tombent, gratis, sur nous, sans effort, sans se donner la peine d’accompagner nos enfants dans l’apprentissage de nouvelles habitudes. There’s no magic pills for that! Ce serait ben trop facile hihihi!

Cela étant dit, quand tu débutes un entraînement au dodo et que ton enfant pleure, il est primordial que tu t’assures d’abord et avant tout que ses pleurs ne sont pas reliés à un besoin primaire. Est-ce qu’il a faim? Est-ce qu’il a mal à quelque part? Est-ce que sa couche a besoin d’être changée? A-t-il trop chaud ? Trop froid ? Si oui, répond à ses besoins. C’est ta job! Une fois que tout ce que tu peux «contrôler» est réglé, si ton enfant pleure encore, il s’agit de pleurs de communication et de contrariété. Il a besoin de toi, de réconfort. Par les différentes méthodes, tu assureras son réconfort de façon plus ou moins soutenu, ce qui lui permettra d’apprendre à dormir seul plus ou moins rapidement. Il est important de lui dire que tu es là, que tu comprends, que tu sais que c’est difficile … Un enfant comprend beaucoup plus que ce que l’on pense. Parle-lui, explique-lui!

Bedaine Urbaine propose quatre méthodes différentes pour t’aider à améliorer les habitudes de sommeil de ton enfant. Tu ne le laisseras pas pleurer, mais tu lui montreras à mieux dormir. Pour toi, mais aussi pour lui. Mais ça encore, tu n’es pas obligée. Parce que le co-dodo et les porte-bébés, c’est aussi fait pour le monde!