Cinq lieux incontournables à fréquenter avec bébé, par Caroline Turcotte-Brûlé

À l’arrivée de mon garçon il y a près de huit mois, j’ai vite ressenti un grand sentiment d’isolement, l’impression que mon corps et mon esprit n’étaient viables que pour ses besoins. Cependant, la seule idée de sortir en public me terrorisait. En effet, j’avais peur de déranger les autres avec les pleurs de mon nouveau-né, je n’étais pas à l’aise d’allaiter en public, etc., mais j’ai heureusement appris qu’il s’agissait d’un défi nécessaire pour contrer la solitude quotidienne. C’est donc doucement mais sûrement que mon fils et moi avons mis le nez dehors et je trouvais important de partager mes petites découvertes. Bien sûr, comme j’habite la région de Montréal, mes exemples se limitent à cette sphère géographique, mais il te sera sans doute facile de trouver des lieux semblables dans ta région. 1. Le centre commercial Ayant une aversion marquée pour le magasinage, devenant impatiente et épuisée de ce sport après environ 11 minutes, je ne me doutais pas que ce lieu synonyme de supplice deviendrait pour moi un véritable havre de paix. En plein après-midi de semaine, le centre commercial se transforme en gigantesque garderie, où les poussettes roulent au rythme de la musique pop, où les biberons côtoient le Thaï express, où tous les types de mamans se croisent. Qui plus est, il existe dans plusieurs centres commerciaux des aires d’allaitement, ce qui est une bénédiction pour les femmes qui ne sont pas tout à fait à l’aise d’allaiter en public. Cafés, bébé qui dort dans la poussette et chambre pour allaiter, qui dit mieux? 2. Les cafés bébés friendly Plusieurs cafés optent maintenant pour...

Un petit mot pour te dire, à l’aube de ton 1 an, par Émilie Perrier

Mon petit homme, demain tu auras un an. 365 jours à s’apprivoiser, à s’aimer, à rire et à pleurer. Une année vite passée dans une intensité que seul un parent peut comprendre. Je me souviens de chaque détail de ta naissance comme si c’était hier, mais en même temps, ça me semble si loin. Bien éveillée, couchée sur le lit d’hôpital, je sentais tes derniers coups dans mon ventre, alors que j’entendais des bébés respirer leur premier souffle. Papa dormait, il ronflait même. Moi, j’avais peur, mon mini. Peur de ne pas t’aimer, peur de ne pas être à la hauteur. On m’a toujours dit que j’étais bonne avec les enfants, mais là c’était différent, tu allais être mon bébé à moi. Après de longues heures de poussées, tu as fait ton entrée dans le monde, dans notre monde à papa et moi. Papa pleurait, il était heureux. Je ne l’ai jamais vu ainsi, mon petit homme. Moi, derrière tant d’effort physique, j’étais comme un auteur qui souffre du syndrome de la page blanche. On me disait de te regarder, mais aucune émotion ne se manifestait en moi. C’est une chanson que tu connaissais bien qui nous a unis, la chanson que je t’ai chantée durant tes 9 mois de gestation. Dans toute ta fragilité, tu t’es blotti contre moi, alors que tes pleurs ont cessé les miens ont commencé. Comment est-ce que j’ai pu croire un instant que je n’allais pas t’aimer. Sans doute la peur du nouveau, car décrire à quel point je t’aime c’est juste impossible. Je revois tes premiers mois de vie en boucle dans...

Tenir le coup-le, par Caroline Turcotte-Brûlé

Avant d’avoir un enfant, je ne pouvais imaginer qu’une si petite chose avait la capacité de presser sur une relation de couple comme si elle n’était qu’un vulgaire agrume, qu’elle pouvait la gruger pour qu’il n’en reste que de tristes vestiges. Pourtant, il s’agit d’une situation largement répandue, nommée baby-clash lorsqu’elle mène finalement à la rupture du couple. Paraît-il, selon les recherches d’une professeure à l’Université d’Ottawa, qu’« un couple sur cinq se sépare dans les quatre années qui suivent la naissance d’un enfant »[1].  Si mon conjoint et moi n’avons heureusement pas concrétisé ce baby-clash, ce n’est pas faute de l’avoir aperçu, au loin. Pour vous mettre en contexte, il faut que je vous dise d’emblée : je ne suis pas forcément une personne douce, aimante qui fait de la bienveillance un mantra quotidien. Ce n’est pourtant pas par manque d’intention. Il m’arrive effectivement de regarder Marina Orsini prêter l’oreille aux confidences les plus intimes ou Marie-Claude Barrette tendre la main à un proche d’un disparu complètement dévasté de chagrin et je me dis qu’à partir de maintenant, ça y est, moi aussi je deviens ainsi. L’empathie sur deux pattes, la bonté incarnée, l’amie dont vous avez toujours rêvé. Confiez-moi vos plus lourdes peines, je saurai les transformer en espoir; parlez-moi de votre grosse grippe et je vous cuisinerai de la soupe dans le temps de le dire. Cependant, le naturel revient vite au galop. Placez-moi une personne immobile du mauvais côté des escaliers roulants dans le métro et je vous promets que la douce Caroline se transformera en véritable chimère. Salut, douce indulgence! Bref, tout ce détour pour dire qu’au fond,...

Comment survivre à la phase du « non » (Terrible two)?, par Annie Rousseau

OK mama! À partir de tussuite, c’est MOI qui décide de tout et qui gère ta vie de A à Z.  Go! Tu te réveilles quand JE le veux, et n’imagine même pas sortir de ton lit avant que JE te le dise. Tu mettras les vêtements que JE t’ai choisi. Tu n’aimes pas? M’en fous…c’est Mamie qui te l’a donné ce beau p’tit kit là et JE veux que tu le portes au moins une fois avant qu’il ne te fasse plus.  Bon. Pour déjeuner, tu mangeras des toasts avec du beurre d’arachides naturel… Non! Pas du Nutel-chose…c’est plein de sucre et d’huile de palme. Allez, vite, Maman doit aller travailler! On brosse les dents, embarque dans l’auto… bisou, bye, Maman revient à 16h30. Après avoir passé 8-9-10 heures avec des amis que tu n’as pas choisis, avoir suivi 10 000 consignes sans broncher, être resté calme, avoir mangé, dormi et joué quand l’adulte te l’a dit, maintenant, fais un casse-tête ma belle, Maman doit préparer le souper.  Non pas du macaroni… on mange du rôti, c’est bon pour toi. Ensuite ce sera bain, colleux, histoire, chanson et dodo. Tu es essoufflée? Moi aussi! Et ton tout-petit lui? Lui qui commence sa vie, lui qui apprend constamment, lui pour qui tout est nouveau? Qui est en pleine découverte de ce qu’est la vie, de ce qui l’entoure… et de qui il est. Il doit TOUJOURS suivre, écouter et subir, et ce, sans JAMAIS dire un mot? Et non! J’ai des petites nouvelles pour toi, TopTop Mom! Ton toddler, vers l’âge de 18-24 mois (et parfois bien avant!), te...

10 choses à ne jamais dire à une femme enceinte, par Emilie Perrier

Dès qu’une femme tombe enceinte, c’est comme si, soudainement, elle devenait la propriété de tous. On commente son corps, son alimentation, le choix du prénom… Alors pour toi qui n’as jamais été enceinte ou toi qui l’as été, mais qui a oublié comment c’est gossant ou toi chère inconnue, amie, maman, belle-mère, frère, sœur… voici un TopTop Guide des 10 choses à ne jamais dire à une femme enceinte. Est-ce que c’était prévu? Prévu ou pas, je t’annonce que je suis enceinte. As-tu vraiment besoin de savoir depuis combien de mois on essaie ou si c’était même dans nos plans? Ma grand-mère a appelé ma mère, le soir même où je lui ai annoncé, pour savoir si je m’étais fait « attraper ». Ma mère a dû me fournir des explications. La fameuse question : Combien de poids as-tu pris? Enceinte, il n’y a pas de juste poids. Pour ma part, je ne prenais pas assez de poids, ça m’angoissait réellement. J’ai même faussé les données d’un rendez-vous en allant manger un méchant gros déjeuner, en portant mon plus gros chandail de laine et des jeans (merci l’automne). Rassure-toi notre poids est suivi de près par un professionnel de la santé, nul besoin de t’en soucier! Dors maintenant parce que quand bébé sera là tu ne dormiras plus Enceinte, tu as envie de pipi 5 fois par nuit, si pas plus à la fin. Sans oublier les petits maux et les fringales de nuit. Alors ne vient pas dire à big mama de dormir maintenant. De plus, juste pour ton information, le sommeil, ça ne s’accumule pas! Sinon j’aurais...