Laissons les enfants être des enfants, par Annie Rousseau

Lilly, 3 ans, vole le jouet d’une amie.  L’éducatrice la voit, l’avertit et lui demande de rendre le jouet à son amie. Lilly, surprise sur le fait, rend le jouet à son amie en s’excusant et se met à pleurer.  L’éducatrice lui dit: ” Ne pleure pas, tu n’avais pas le droit de prendre le jouet, maintenant arrête et trouve-toi un autre jeu.”  Lilly n’arrête pas de pleurer, ses sanglots augmentent et l’éducatrice se dit qu’elle est contrariée parce qu’elle s’est fait avertir et qu’elle va bien cesser de pleurer quand elle sera calmée. Maman demande à Léo, 2 ans, de mettre ses chaussures.  Léo regarde ses chaussures, les prend dans ses mains, et les redépose au sol.  Il retourne jouer.  Maman réitère sa demande une 2e fois, puis une 3e, toujours sans résultat.  Maman commence à perdre patience et c’est avec fermeté qu’elle assoit Léo près de ses chaussures en lui ordonnant de mettre ses chaussures MAIN-TE-NANT.  Léo se met à pleurer et Maman lui commande: ”Arrête de pleurer Léo, tu es capable, met tes chaussures maintenant. Allez, ne pleure pas, met tes chaussures.”  Léo continue de pleurer, Maman se fâche et met elle-même, avec des gestes saccadés, les chaussures dans les pieds de Léo. Deux situations, l’une en service de garde et l’autre à la maison.  Deux situations qui peuvent arriver à n’importe qui, peu importe le contexte.  Deux situations dans lesquelles l’adulte n’a pas été à l’écoute de l’enfant. Il faut cesser d’intervenir auprès des enfants comme s’ils étaient des mini-adultes avec les mêmes capacités de réflexion, d’auto-régulation et de gestion émotionnelle que nous, grandes personnes....

Je rêve de laisser pleurer mon enfant

As-tu déjà entendu une mère dire ça : «Moi quand il se blesse ou a besoin d’aide, je le laisse s’arranger tout seul. Je lui apprends à la dure.» Je ne pense pas, non! Une maman ça réagit aux pleurs, toujours. Nous sommes programmées pour ça! Mais as-tu déjà entendu ça : «Il allait traverser la rue sans regarder, une voiture s’en venait à pleine vitesse, je n’ai pas osé crier parce que je ne crie pas après mes enfants». Si tu as déjà entendu ça, appelle à l’aide parce que cette maman n’a clairement pas bien assimilé son rôle de mom et les responsabilités qui viennent avec hihi! Souviens-toi qu’être parents, ce n’est pas toujours faire ce que l’on veut faire, mais ce qu’on doit faire… Les enfants les mieux encadrés, de façon bienveillante j’entends, sont souvent ceux qui ont le plus de facilité avec leurs habiletés sociales et scolaires, car l’encadrement amène un sentiment de sécurité. Je sais c’est encore un bébé, mais penses-y maintenant parce que la maternelle, c’est un peu comme demain #sorry #timeflies #thedanishway N’oublie jamais que le rôle d’une éducatrice et/ou enseignante n’est pas d’éduquer ton enfant. Le respect, le partage, la politesse… Ça commence et continue à la maison #apprendreparlexemple Voici où je veux en venir : non, faire de la discipline bienveillante ou un entraînement au dodo, n’est pas un rêve de mom, mais si c’était nécessaire ? Si l’éducation des enfants, et notre degré de patience pour le faire de façon aimante et respectueuse, avait une corrélation non-négligeable avec les habitudes de sommeil, les siennes comme les tiennes ? Si, pour...

Cinq lieux incontournables à fréquenter avec bébé, par Caroline Turcotte-Brûlé

À l’arrivée de mon garçon il y a près de huit mois, j’ai vite ressenti un grand sentiment d’isolement, l’impression que mon corps et mon esprit n’étaient viables que pour ses besoins. Cependant, la seule idée de sortir en public me terrorisait. En effet, j’avais peur de déranger les autres avec les pleurs de mon nouveau-né, je n’étais pas à l’aise d’allaiter en public, etc., mais j’ai heureusement appris qu’il s’agissait d’un défi nécessaire pour contrer la solitude quotidienne. C’est donc doucement mais sûrement que mon fils et moi avons mis le nez dehors et je trouvais important de partager mes petites découvertes. Bien sûr, comme j’habite la région de Montréal, mes exemples se limitent à cette sphère géographique, mais il te sera sans doute facile de trouver des lieux semblables dans ta région. 1. Le centre commercial Ayant une aversion marquée pour le magasinage, devenant impatiente et épuisée de ce sport après environ 11 minutes, je ne me doutais pas que ce lieu synonyme de supplice deviendrait pour moi un véritable havre de paix. En plein après-midi de semaine, le centre commercial se transforme en gigantesque garderie, où les poussettes roulent au rythme de la musique pop, où les biberons côtoient le Thaï express, où tous les types de mamans se croisent. Qui plus est, il existe dans plusieurs centres commerciaux des aires d’allaitement, ce qui est une bénédiction pour les femmes qui ne sont pas tout à fait à l’aise d’allaiter en public. Cafés, bébé qui dort dans la poussette et chambre pour allaiter, qui dit mieux? 2. Les cafés bébés friendly Plusieurs cafés optent maintenant pour...

Deux enfants. Même chambre. Possible?

Deux enfants d’âge différents, avec des habitudes de sommeil différentes…comment fait-on pour les faire dormir dans la même chambre sans qu’ils se réveillent l’un l’autre? C’est une question que bien des parents se posent. Si tu es dans cette situation, voici quelques conseils pour faciliter cette nouvelle cohabitation. Que ce soit par choix ou par obligation, faire dormir deux enfants dans la même chambre n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, puisqu’il est très réconfortant pour de jeunes enfants de faire dodo ensemble.  Cela dit, c’est une habitude à prendre, et comme toute nouvelle habitude, il y a une période d’adaptation. Si ça peut te rassurer un peu, sache qu’entre 23 h et 4 h du matin, la mélatonine (l’hormone du sommeil naturellement sécrétée par le corps) va souvent empêcher les enfants de se réveiller entre eux. C’est au moins ça de gagné! Le bébé se réveille plusieurs fois par nuit? La première chose que je te conseille est de stabiliser les habitudes de sommeil de bébé avant de le placer dans la même chambre que son frère ou sa sœur. Cela peut se faire en co-dodo, ou encore, dans un petit berceau dans la chambre des parents.  Lorsque les nuits sont relativement stables, on peut ensuite transférer le bébé dans la chambre de son frère ou sa sœur. Sache toutefois que changer de chambre égale changement émotionnel pour un bébé ou même un tout-petit. Alors, encore là, il y aura probablement une petite régression au niveau du sommeil, mais ça ne devrait pas durer très longtemps. Lors d’un changement émotionnel, Bedaine Urbaine recommande de continuer d’appliquer la...

Le manque de sommeil rend fou

Tu l’as peut-être constaté à la dure au cours des derniers mois, ou encore, tu appréhendes peut-être sa venue au cours de la première année avec bébé neuf. Je ne te mentirai pas, le manque de sommeil est inévitable pour les nouveaux parents et peut effectivement rendre fou. Il y a un stade de ta vie de mom où les réveils fréquents sont normaux, sains et naturels. Ne force pas la nature des choses. Adapte-toi, comprends mieux et profite de chaque petite victoire. Il y a tout de même des petits trucs que tu peux appliquer dès le départ pour faciliter ta vie de nouvelle maman. Heureusement, il y a aussi des méthodes douces, efficaces et adaptées à tes valeurs qui peuvent améliorer les habitudes de sommeil de ton bébé selon son âge. Que ce soit en état d’urgence ou en prévention, c’est possible d’apprendre à un bébé à mieux dormir. Utilisé comme méthode de torture au courant de la deuxième guerre mondiale*, c’est impressionnant toutes les sphères d’une vie qui peuvent être hypothéquées par un manque de sommeil à trop long terme : ta patience, ta santé physique, ta bonne humeur, ta vie de couple, ta job, ton quotidien, ta confiance en toi… Mettons que tu ne fais JAMAIS d’entraînement au dodo, tu finiras un jour ou l’autre à t’habituer à manquer de sommeil**. Le corps humain est bien fait. Au bout de quelques mois/années, ton besoin de sommeil s’ajustera avec le nombre d’heures moyen de sommeil par nuit que tu lui offres et tu pourras fonctionner « normalement ». C’est ce qui se passe chez les parents qui...

Un petit mot pour te dire, à l’aube de ton 1 an, par Émilie Perrier

Mon petit homme, demain tu auras un an. 365 jours à s’apprivoiser, à s’aimer, à rire et à pleurer. Une année vite passée dans une intensité que seul un parent peut comprendre. Je me souviens de chaque détail de ta naissance comme si c’était hier, mais en même temps, ça me semble si loin. Bien éveillée, couchée sur le lit d’hôpital, je sentais tes derniers coups dans mon ventre, alors que j’entendais des bébés respirer leur premier souffle. Papa dormait, il ronflait même. Moi, j’avais peur, mon mini. Peur de ne pas t’aimer, peur de ne pas être à la hauteur. On m’a toujours dit que j’étais bonne avec les enfants, mais là c’était différent, tu allais être mon bébé à moi. Après de longues heures de poussées, tu as fait ton entrée dans le monde, dans notre monde à papa et moi. Papa pleurait, il était heureux. Je ne l’ai jamais vu ainsi, mon petit homme. Moi, derrière tant d’effort physique, j’étais comme un auteur qui souffre du syndrome de la page blanche. On me disait de te regarder, mais aucune émotion ne se manifestait en moi. C’est une chanson que tu connaissais bien qui nous a unis, la chanson que je t’ai chantée durant tes 9 mois de gestation. Dans toute ta fragilité, tu t’es blotti contre moi, alors que tes pleurs ont cessé les miens ont commencé. Comment est-ce que j’ai pu croire un instant que je n’allais pas t’aimer. Sans doute la peur du nouveau, car décrire à quel point je t’aime c’est juste impossible. Je revois tes premiers mois de vie en boucle dans...

Tenir le coup-le, par Caroline Turcotte-Brûlé

Avant d’avoir un enfant, je ne pouvais imaginer qu’une si petite chose avait la capacité de presser sur une relation de couple comme si elle n’était qu’un vulgaire agrume, qu’elle pouvait la gruger pour qu’il n’en reste que de tristes vestiges. Pourtant, il s’agit d’une situation largement répandue, nommée baby-clash lorsqu’elle mène finalement à la rupture du couple. Paraît-il, selon les recherches d’une professeure à l’Université d’Ottawa, qu’« un couple sur cinq se sépare dans les quatre années qui suivent la naissance d’un enfant »[1].  Si mon conjoint et moi n’avons heureusement pas concrétisé ce baby-clash, ce n’est pas faute de l’avoir aperçu, au loin. Pour vous mettre en contexte, il faut que je vous dise d’emblée : je ne suis pas forcément une personne douce, aimante qui fait de la bienveillance un mantra quotidien. Ce n’est pourtant pas par manque d’intention. Il m’arrive effectivement de regarder Marina Orsini prêter l’oreille aux confidences les plus intimes ou Marie-Claude Barrette tendre la main à un proche d’un disparu complètement dévasté de chagrin et je me dis qu’à partir de maintenant, ça y est, moi aussi je deviens ainsi. L’empathie sur deux pattes, la bonté incarnée, l’amie dont vous avez toujours rêvé. Confiez-moi vos plus lourdes peines, je saurai les transformer en espoir; parlez-moi de votre grosse grippe et je vous cuisinerai de la soupe dans le temps de le dire. Cependant, le naturel revient vite au galop. Placez-moi une personne immobile du mauvais côté des escaliers roulants dans le métro et je vous promets que la douce Caroline se transformera en véritable chimère. Salut, douce indulgence! Bref, tout ce détour pour dire qu’au fond,...

Les mystérieuses régressions du sommeil, par Bedaine Urbaine

Les régressions du sommeil existent-elles vraiment ? Oh que oui! Un excellent livre (The Wonder Weeks, par Hetty van de Rijt) et une application du tonnerre (Les semaines miracles pour 3,99 $, maintenant disponible en français) t’aideront à les identifier, à mieux les comprendre et à adapter tes interventions-dodos en tenant compte du développement de ton enfant de façon encore plus poussée. C’est pas beautiful ça ? Livre qui est un peu lourd comme lecture de chevet… Et comme je sais que ton temps est précieux et que de lire un livre en entier avec un bébé neuf est, pour le moment, aussi plausible que de faire une ride de licorne, je vais te parler des plus évidentes que tu pourrais croiser sur ton parcours de mom! Note bien que les âges sont des moyennes et, comme Bedaine Urbaine le dit toujours, pour faire des moyennes, ça prend du monde en bas et du monde en haut. Donc prends pas ça pour du cash, mais ça te donnera une bonne idée!* 3 mois : hello poussée de croissance! Ce n’est pas une régression due à un stade de développement, mais ça vient jouer sur tes nuits, c’est certain! Je sais que tu sais déjà, mais ce n’est VRAIMENT pas le bon moment pour faire un entraînement au dodo. Nourris ce bébé ogre et repose-toi au maximum entre chaque boire. Je sais que tu sais ça aussi, mais le fais-tu vraiment ? #jesaisquenon 4 mois : oh damn! La première (mais non la dernière!) VRAIE régression. À partir de maintenant, les régressions seront toutes un peu plus longues. Je m’excuse… Ton babe...

Comment survivre à la phase du « non » (Terrible two)?, par Annie Rousseau

OK mama! À partir de tussuite, c’est MOI qui décide de tout et qui gère ta vie de A à Z.  Go! Tu te réveilles quand JE le veux, et n’imagine même pas sortir de ton lit avant que JE te le dise. Tu mettras les vêtements que JE t’ai choisi. Tu n’aimes pas? M’en fous…c’est Mamie qui te l’a donné ce beau p’tit kit là et JE veux que tu le portes au moins une fois avant qu’il ne te fasse plus.  Bon. Pour déjeuner, tu mangeras des toasts avec du beurre d’arachides naturel… Non! Pas du Nutel-chose…c’est plein de sucre et d’huile de palme. Allez, vite, Maman doit aller travailler! On brosse les dents, embarque dans l’auto… bisou, bye, Maman revient à 16h30. Après avoir passé 8-9-10 heures avec des amis que tu n’as pas choisis, avoir suivi 10 000 consignes sans broncher, être resté calme, avoir mangé, dormi et joué quand l’adulte te l’a dit, maintenant, fais un casse-tête ma belle, Maman doit préparer le souper.  Non pas du macaroni… on mange du rôti, c’est bon pour toi. Ensuite ce sera bain, colleux, histoire, chanson et dodo. Tu es essoufflée? Moi aussi! Et ton tout-petit lui? Lui qui commence sa vie, lui qui apprend constamment, lui pour qui tout est nouveau? Qui est en pleine découverte de ce qu’est la vie, de ce qui l’entoure… et de qui il est. Il doit TOUJOURS suivre, écouter et subir, et ce, sans JAMAIS dire un mot? Et non! J’ai des petites nouvelles pour toi, TopTop Mom! Ton toddler, vers l’âge de 18-24 mois (et parfois bien avant!), te...

10 choses à ne jamais dire à une femme enceinte, par Emilie Perrier

Dès qu’une femme tombe enceinte, c’est comme si, soudainement, elle devenait la propriété de tous. On commente son corps, son alimentation, le choix du prénom… Alors pour toi qui n’as jamais été enceinte ou toi qui l’as été, mais qui a oublié comment c’est gossant ou toi chère inconnue, amie, maman, belle-mère, frère, sœur… voici un TopTop Guide des 10 choses à ne jamais dire à une femme enceinte. Est-ce que c’était prévu? Prévu ou pas, je t’annonce que je suis enceinte. As-tu vraiment besoin de savoir depuis combien de mois on essaie ou si c’était même dans nos plans? Ma grand-mère a appelé ma mère, le soir même où je lui ai annoncé, pour savoir si je m’étais fait « attraper ». Ma mère a dû me fournir des explications. La fameuse question : Combien de poids as-tu pris? Enceinte, il n’y a pas de juste poids. Pour ma part, je ne prenais pas assez de poids, ça m’angoissait réellement. J’ai même faussé les données d’un rendez-vous en allant manger un méchant gros déjeuner, en portant mon plus gros chandail de laine et des jeans (merci l’automne). Rassure-toi notre poids est suivi de près par un professionnel de la santé, nul besoin de t’en soucier! Dors maintenant parce que quand bébé sera là tu ne dormiras plus Enceinte, tu as envie de pipi 5 fois par nuit, si pas plus à la fin. Sans oublier les petits maux et les fringales de nuit. Alors ne vient pas dire à big mama de dormir maintenant. De plus, juste pour ton information, le sommeil, ça ne s’accumule pas! Sinon j’aurais...